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Bienvenue sur le blog de la section Toulouse 146 du Parti Socialiste de la Haute Garonne. Elle est constituée d’environ 80 adhérents. Nous comptons parmi nous, l'adjoint au Maire de Toulouse, Jean Paul Makengo. Notre section fait partie de la 2ème circonscription de Haute Garonne avec comme Député, Gérard BAPT et Député Européen, Kader ARIF.

C’est un blog modeste qui se veut avant tout une invitation à nous rejoindre pour venir discuter et débattre «physiquement» de l’actualité, d'idées et des projets (…) pour l'avenir de nos quartiers.

Il ne tient qu’à chacune et chacun de venir participer au débat et militer à nos côtés pour qu’enfin nous puissions, ensemble, changer la vie. Soyez d’ores et déjà les bienvenu(e)s au Parti Socialiste. Vous, vos expériences et vos idées.


Amicalement,


Le secrétaire de section
Alain Bourjade



Voir le plan geographique les quartiers : Bonnefoy, Raisin, Mazades et Périole.

REJOIGNEZ-NOUS, écrivez nous à :
Secrétaire de section : Alain BOURJADE
Secrétaire adjoint :
Cécile DELAUNAY

ou
passez nous rendre visite à la :
Fédération PS de la Haute Garonne, 2 Bis rue Lejeune 31000 Toulouse
Tél. : 05.61.23.15.75

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Dimanche 10 décembre 2006

Le Groupe Socialiste Municipal de Toulouse


- Les éluEs

Leurs interventions
au sein du Conseil Municipale de Toulouse


- 16 novembre 2006 : Lettre ouverte sur le logement à Toulouse par Martine MARTINEL
- 8 décembre 2006 : Réaction de Martine MARTINEL contre le rapport d’orientation budgétaire frileux de la ville.


Leurs actions à Toulouse

- 17 juin 2006 :
Yvette BENAYOUN-NAKACHE rend l’hommage aux déportéEs et internéEs homosexuelLEs européenNEs.


Actions à Toulouse

- Pétition
pour une politique active de la reconquête des 20 000 logements vacants à Toulouse.

Par Parti socialiste 31 Toulouse 6 - Publié dans : Groupe socialiste municipale de Toulouse
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Dimanche 10 décembre 2006
 

Lettre ouverte sur le logement à Toulouse

par Martine MARTINEL

 
 

Les tensions actuelles auxquelles sont confrontés une grande majorité de nos concitoyens (hausse des loyers et des prix du foncier, fort déficit de logements sociaux) exigent une mobilisation prioritaire afin que le droit au logement devienne une réalité.


A cet égard, la politique actuelle menée par la majorité de droite, tant au niveau national qu’à Toulouse, me paraît bien en deçà des enjeux auxquels nous sommes confrontés en tant qu’élus.

 

Logement social

Malgré les annonces Borloo, le rythme réel de constructions ne s’élève pas significativement. De plus, l’appellation « logement social » regroupe différentes catégories de logements, du logement intermédiaire au logement pour les plus démunis. Je souhaiterais que la Mairie ne se limite pas à l’utilisation des dispositifs permettant de créer des logements à loyers intermédiaires (PLS). Les prêts types PLUS et PLAI permettent une offre de logements destinés aux personnes dont les revenus sont plus modestes. Une ville comme Toulouse se doit de les utiliser pour créer des logements accessibles à tous.

 

D’autre part, pourquoi ne prendre des engagements que pour les futures ZAC ? Il ne suffit pas d’afficher un quota de 30 % de logements sociaux dans les ZAC pour assurer la mixité sociale dans tous les quartiers. En les concentrant dans les ZAC, on se prive de créer des logements sociaux ailleurs dans Toulouse.

 

Il est par ailleurs scandaleux que l’OPAC souhaite vendre certains de ses logements sociaux, ce qui réduit d’autant un parc social déjà insuffisant.

 

Enfin, je souhaite rappeler que la Mairie de Toulouse n’a pas donné suite à la demande du Conseil Général de surseoir aux démolitions GPV tant que les reconstructions n’ont pas pris leur rythme de croisière. Dans les conditions actuelles, les tensions sur le marché s’en trouvent de ce fait aggravées.

 

Nicolas Sarkozy a proposé un droit au logement opposable… aux collectivités locales. Ce qui suppose une disparition pure et simple de l’Etat dans la politique du logement. Qu’en pense la Mairie en tant que collectivité ?

 

Logement écologique

C’est désormais une question de survie, et un enjeu très fort pour le pouvoir d’achat des toulousains. En renonçant à la dette zéro, on pourrait réaliser un plan de passage progressif à la haute qualité environnementale sur toute la ville et non pas seulement sur les futures ZAC.


Logement privé

Le logement privé ne joue plus son rôle de parc social « de fait », compte tenu des effets de la spéculation immobilière et d’une politique du logement inadaptée (amortissement de Robien).

 

La Mairie doit enfin agir pour que des milliers de logements vides, dont on a la connaissance grâce à la taxe mise en place par Martine Aubry, soient remis sur le marché. Cela va de pair avec une lutte déterminée contre l’habitat indigne. Il serait bon à cet égard d’aller au-delà des opérations ponctuelles (type Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat) et de mettre en œuvre une politique générale afin de rechercher les propriétaires, leur proposer les aides existantes (que la Mairie peut bonifier) et les convaincre de relouer leurs appartements.

 

Par ailleurs, la question des discriminations au logement dans le parc privé n’est nullement abordée à ce jour. On pourrait imaginer des actions en lien avec la FNAIM par exemple.


Logement étudiant

Où en est-on ? La Mairie peut-elle se contenter de seulement proposer des terrains ? Les 100 000 étudiants qui contribuent largement à la vie économique, culturelle et scientifique de notre ville ne méritent-ils pas davantage d’efforts de la part de notre collectivité ?


Lutte contre l’étalement urbain

Un récent rapport pointe Toulouse comme le modèle même de l’étalement urbain nuisible à l’environnement et coûteux pour la collectivité. Le PLU prévoit une augmentation possible de la densité. C’est une décision courageuse si elle est réellement suivie de faits et dont nous devrons suivre précisément les évolutions.

 

Mais il convient d’être cohérent : on ne peut pas, comme le fait le Maire de Toulouse, dire que l’on est contre la périurbanisation à outrance, et ensuite vouloir la favoriser en prônant par exemple « le grand contournement » de Toulouse qui agrègerait des zones d’habitation autour de lui (cf. sa déclaration lors du forum MPS sur les transports).

 

Gens du voyage

A ce jour, la Ville de Toulouse ne remplit toujours pas ses obligations légales. Aussi, tant que ce n’est pas le cas, les dispositifs d’évacuation des stationnements illicites ne sont pas applicables (l’un conditionne l’autre dans la loi). Que compte faire la majorité municipale pour que Toulouse respecte enfin la loi ?

 

SDF

Les situations de mendicité collective ne peuvent être traitées que par un travail de partenariat étroit entre mairie, services sociaux, associations, commerçants, police.

 

L’attitude très dure de la Mairie qui assimile détresse humaine et criminalité est inadmissible. Elle vise les sans papiers (demande d’expulsion immédiate de la rue des Lois) et les autres personnes en situation de précarité (arrêté anti-camping, délégation à la lutte contre la mendicité agressive) sans proposer de solutions pour abriter ces personnes en grande difficulté. On peut noter à ce sujet l’ouverture tardive de la halte de nuit qui doit accueillir les grands précaires : suite à la vente du bâtiment qui les abritait l’an dernier, comment se fait-il que les travaux nécessaires à l’ouverture de nouveaux locaux avenue de Lyon aient été entrepris aussi tard, reportant l’ouverture du bâtiment en décembre ?

Par Parti socialiste 31 Toulouse 6 - Publié dans : Groupe socialiste municipale de Toulouse
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Dimanche 10 décembre 2006

 

Intervention de Martine MARTINEL

au Conseil Municipale du 8 décembre 2006

contre le rapport d’orientation budgétaire frileux de la ville


            Monsieur le Maire,

 

            Comme vous l’annoncez en préambule, vous restez fidèle aux engagements électoraux pris par l’équipe municipale et à ce qui est devenu un dogme : la dette zéro.(quoique dans la presse de ce jour vous nuanciez votre propos).

 

            Cette constance vous amène à nous proposer un rapport d’orientation budgétaire frileux alors que la ville est riche et que nos concitoyens méritent un budget volontariste.

            Que lit-on dans ce rapport d’orientations ?

            Dans le détail, beaucoup d’opérations concernant des travaux de remises aux normes, de rénovation ou de prolongement d’actions déjà engagées (Muséum d’Histoire Naturelle, opération d’accompagnement ligne B donc métro, centre Alban Minville….).

 

            Vous vous abritez constamment derrière le désir affiché de stabilité, mais vous manquez réellement d’ambition pour la ville et les toulousains. Le volume des investissements baisse (comme déjà c’était le cas l’année dernière) au moment où vous annoncez un agenda 21 local , pourtant la santé financière de notre commune permet d’importantes marges de manœuvre.

 

            Si l’on prend par exemple (cf le site du Ministère des Finances) l’hypothèse raisonnable de 202 euros par habitant, soit le taux moyen d’endettement des communes comparables à la nôtre, on pourrait annuellement disposer de plus de 80 millions d’euros pour se donner les moyens d’agir et de préparer l’avenir. Pour ne pas citer en exemple une collectivité territoriale à laquelle nous appartenons tous les deux, je citerai Martin MALVY qui vient ainsi d’emprunter 500 millions d’euros sur 50 ans pour améliorer la desserte ferroviaire régionale. Pourquoi ne pas suivre ce type d’engagement ?

 

            Pour en revenir au document que vous nous présentez, par rapport à l’année dernière, les dépenses de fonctionnement vont augmenter de 5 %, parallèlement les dépenses d’investissement vont baisser dans la même proportion. Comme mes collègues l’ont précédemment souligné lors des années précédentes, vous affirmez votre attachement au principe des vases communicants selon lequel l’augmentation des dépenses de fonctionnement est contrebalancée par la baisse des dépenses en investissement.

 

            Vous revendiquez une bonne gestion, si l’on se fonde sur le recours aux moyens constants, on ne peut vous contredire. Mais pourquoi ne pas vous libérer de cette spécificité : la dette zéro qui paralyse l’équipe municipale et ne permet pas de répondre à l’urgence et aux besoins de nos concitoyens ?

 

            Monsieur le Maire, vous communiquez beaucoup, en créant de nombreux emplois (coûteux) à cet usage, en ayant recours aux affiches, aux blogs, chats…. sur des sujets auxquels on ne peut que souscrire : écologie, petite enfance, logement, démocratie participative…. Mais les choix budgétaires opérés marquent un écart fondamental entre les ambitions affichées et les réalisations.

 

Retenons quelques exemples :

            Alors que le logement et notamment le logement social font apparaître un « état d’urgence », le poste « logements sociaux locatifs et acquisitions » se voit allouer la modeste somme de 1 000 000 euros soit trois fois moins qu’il y a deux ans !

            D’autre part, vous avez depuis le début de la mandature repris à votre compte l’objectif de généralisation de l’animation périscolaire initiée par la gauche lors de la dernière campagne municipale. Beaucoup de CLAE associatifs ont vu le jour et vous proposez d’y affecter 12, 2 millions d’euros l’année prochaine. Mais, les travailleurs d’un prestataire important de la ville dans cette démarche, Garonne Animation, pour ne pas le citer, viennent de révéler les conditions très troublantes dans lesquelles ils exercent leur mission auprès des enfants. L’exigence de qualité est, semble t-il, sacrifiée à la quantité, parfois même au mépris de la sécurité. Si le taux d’encadrement n’est pas toujours atteint, cela veut dire qu’il manque du personnel donc des moyens. Ce qui revient à dire que le montant global que vous annoncez, n’est simplement pas à la hauteur des besoins. Nous aimerions d’ailleurs avoir aujourd’hui des explications sur cette crise à Garonne Animation, la presse l’ayant largement rapportée. La grève persiste et votre responsabilité est en cause - quoique vous en disiez - tant-vous avez délégué à cette association.

 

            Depuis quelques années, vous nous parlez d’agenda 21 local. L’amélioration de qualité de l’air occupe donc une place importante ici. Pour ce faire, il faudrait réduire la production de gaz à effet de serre en développant des modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle. Les pistes cyclables en font partie. Dans le projet que vous nous présentez aujourd’hui, vous n’envisagez de financer celles-ci qu’à hauteur de 550.000 euros. A ce rythme, dans combien d’années notre ville va t-elle disposer d’aménagements de pistes cyclables dignes de ce nom ?

Dans le même ordre d’idées, vous défendez l’agenda 21, pourquoi ne pas développer le logement écologique. C’est une question de survie, et un enjeu très fort pour le pouvoir d’achat des toulousains. En renonçant à la dette zéro, on pourrait réaliser un plan de passage progressif à la haute qualité environnementale sur toute la ville et non pas seulement sur les futures ZAC.

 

            Dans un récent numéro du Capitole Infos, vous avez abondamment parlé du métro et de la restructuration du réseau de bus qui va en découler. En termes financiers, la ville va y consacrer 1.200.000 euros soit un effort moindre que celui que nous affectons annuellement au TFC. L’amélioration des transports en commun est pourtant une priorité reconnue par tous.

 

         Comme vous l’avez vous même rappelé en préambule du rapport d’orientation, des incertitudes liées au contexte structural pèsent sur le budget communal à venir, il ne vous échappe pas que ces incertitudes risquent fort d’être aggravées par la loi « prévention de la délinquance » votée par vos amis de l’UMP. Cette loi au delà de tous les problèmes de fond qu’elle pose et dont nous aurons, je l’espère, le loisir de débattre dans cette enceinte, ne manque pas de poser des questions de forme notamment au niveau des moyens. S’agissant des incidences financières, le projet de loi propose que l’Etat se décharge de ses nombreuses responsabilités sur le maire, en matière de sécurité comme en matière de santé. Comment les maires pourront-ils réussir là où l’Etat est défaillant, alors qu’ils ne bénéficieront d’aucun moyen supplémentaire de l’aveu même du Ministre. ? Il s’agit d’un nouveau transfert de charges non financées alors que l’Etat ne respecte déjà pas ses promesses budgétaires : les effectifs de policiers, de gendarmes, de magistrats, d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse mais aussi les médecins scolaires et les professeurs ne sont pas au rendez-vous. De plus lorsque Nicolas Sarkozy demande aux maires de se substituer à l’Etat, il aggrave sciemment les inégalités territoriales puis qu’il propose un nouveau transfert de charges sans compensation qui entraînera donc la hausse des impôts locaux. Dans les zones les plus sensibles, la situation sera d’autant plus dramatique que les besoins sont plus grands et les communes plus pauvres.

 

            Pour conclure, Monsieur le Maire, après avoir énuméré quelques raisons parmi tant d’autres, nous ne percevons pas dans ce rapport d’orientations budgétaires la volonté escomptée pour dynamiser Toulouse, répondre aux exigences de solidarité et redonner espoir et confiance à nos concitoyens.


Par Parti socialiste 31 Toulouse 6 - Publié dans : Groupe socialiste municipale de Toulouse
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